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La mention de l'origine de la viande et du lait dans les produits transformés bientôt obligatoire ?

0Trois ans après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, la fraude alimentaire la plus marquante de ces dernières années, qu'en est-il de l'étiquetage des plats préparés, pâtés, desserts...

À partir du 1er janvier 2017, les distributeurs de l'agro-alimentaire auront l'obligation provisoire d'indiquer l'origine de la viande et du lait sur les aliments transformés. Mais les modalités précises d'application ne sont pas encore définies.

En 2013, la découverte de viande de cheval dans des lasagnes supposées être au bœuf relançait le débat autour de la traçabilité de l'origine des produits animaux dans les plats transformés.

Alors que jusqu'ici la réglementation européenne n'obligeait à indiquer le pays d'origine que pour les viandes non transformées, cette mesure va enfin être élargie - à titre expérimental - à toutes "les denrées alimentaires préemballées" qui en contiennent.

Des chaînes d'approvisionnement complexes

Les achats de viande se faisant en fonction des cours mondiaux, les circuits d'approvisionnement sont très complexes. De ce fait, les viandes utilisées pour les plats préparés puis commercialisés en France, peuvent provenir d'animaux nés, engraissés, abattus et transformés dans différents pays. L'industriel aura bien du mal à connaître la fiabilité et même l'identité du fournisseur initial.

Déjà en 2014, la loi française avait introduit une disposition visant à rendre obligatoire la mention du pays d'origine des viandes contenues dans ces produits transformés. Mais, sous la pression des industriels, la Commission Européenne avait censuré le caractère obligatoire de la mesure pour s'en remettre au seul volontariat.

Un volontariat peu enthousiaste

L'UFC-Que Choisir avait alors mené une étude portant sur 245 aliments transformés, à base de viande de bœuf, de porc et de poulet, commercialisés en France. Moins de la moitié des produits étudiés mentionnait l'origine de la viande utilisée.

Face à la timidité de ce volontariat, elle avait donc décidé de se mobiliser aux côtés des syndicats d'agriculteurs, et lancé une pétition en ligne réclamant un étiquetage obligatoire de l'origine des viandes utilisées dans les plats préparés.

Appuyée par plusieurs États membres et par le Parlement Européen, cette demande a conduit la Commission Européenne à valider finalement un projet d'expérimentation proposé par la France.

Une expérimentation de deux ans

Ce projet prévoit l'étiquetage de l'origine de la viande, mais aussi du lait et des produits laitiers contenus dans les préparations préemballées.
La mesure concerne uniquement les préparations fabriquées en France contenant au moins 8% de viande, et les produits laitiers fabriqués en France contenant plus de 50% de lait.

Pour tous ces produits, l'étiquetage devra indiquer :
  • Les pays de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux pour la viande.
  • Les pays de collecte, de conditionnement et de transformation pour le lait.
Pour la viande comme pour le lait, lorsqu'il s'agira d'un seul et même pays (X) pour les 3 opérations, la mention synthétique "Origine : (X)" pourra être utilisée.
Curieusement, le décret instaurant cette mesure autorise aussi les industriels à se contenter d'une simple mention "Origine : UE" lorsque tous les pays concernés appartiennent à la Communauté Européenne, et "Origine : Hors UE" lorsque tous les pays concernés se situent en dehors de la communauté.

L'article 4 du décret prévoit même qu'en cas de panachage, ou encore "lorsque cette origine n'est pas déterminée" (sic), il pourra être indiqué "Origine : UE ou Hors UE" !

Dans ces conditions, les industriels concernés feront-ils preuve de toute la transparence attendue ?

Très opposée à ces mesures, l'Association Laitière Européenne (EDA), lobby officiel des industriels transformateurs de lait, a déjà saisi le Médiateur Européen d'une plainte à l'encontre de ce décret.

Cette expérimentation, d'une durée de 2 ans, débutera le 1er janvier 2017 (les stocks existants pouvant être écoulés jusqu'au 31 mars) et prendra fin le 31 décembre 2018.

A son terme, le gouvernement français en fera un compte-rendu à la Commission Européenne qui aura toute latitude pour décider des suites à y donner.
A suivre donc.

Source : Que Choisir - J-M. T. Octobre 2016




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